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“Depuis leur plus jeune âge, les enfants sont soumis à un tas de codes qui entretiennent les différences. Les filles jouent à la poupée, les garçons aux voitures, les filles cherchent à être jolies, les garçons à courir vite. Cette image est directement présente au début du spectacle Tous les garçons et les filles… de la compagnie en attendant… Ils s’éveillent chacun dans son petit rectangle blanc dessiné au sol. La fille tourne sur elle-même comme une ballerine dans une boîte à musique et le garçon s’active comme un coureur de 100 mètres. L’opposition est affichée, on attend la rencontre entre les deux personnages. Ils évoluent en parallèle, s’habillent, explorent le monde qui les entoure. La mise en scène emprunte beaucoup aux codes du cinéma muet, dans le jeu rythmé et très démonstratif des danseurs. La rencontre arrive et le monde se pare de couleurs, des déclinaisons de rouge pour la fille et de vert pour le garçon. Le duo échange les rôles, chacun se cherche et s’apprivoise par le jeu. Ils perdent alors leurs différences pour être à égalité dans l’action, et surtout dans l’agitation quand ils font voler dans tous les sens les vêtements qui délimitaient leur espace. Le symbole est étudié, l’habit qui nous différencie dès le berceau vole en éclats dans une danse libératrice et joyeuse. La démonstration est parfaite, nos différences s’annulent dans la ronde et le jeu… une fois la danse terminée que deviennent-elles ?”Lydie Champrenault – Le Bien Public, février 2010

"Que se passe-t-il quand un garçon et une fille se rencontrent ? D’abord allongés chacun dans leur espace (zone délimitée au sol par du scotch blanc), ils effectuent les gestes répétitifs du quotidien : se lever, s’habiller, sortir, rentrer, se coucher... Jusqu’à ce que la rencontre perturbe leurs habitudes. Les mouvements des comédiens se font alors moins mécaniques, ils deviennent doux, subtils, avec des jeux de mains, des enlacements… Tout dans cette mise en scène réjouit : le choix des musiques, les bruitages, l’intelligence du propos, la mise en espace… Une pièce d’une franche gaieté avec un bouquet final loufoque et très drôle." François Sabatier Morel - Télérama Sortir - 30 mars 2011
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